Le droit à l’image et le droit d’auteur ne parlent pas de la même chose
Le droit à l’image concerne les personnes reconnaissables sur une photographie. Le droit d’auteur concerne la création photographique elle-même. Dans un mariage, ces deux sujets peuvent donc se croiser sur une même image.
Je réalise les photos et je conserve les droits liés à ma création, tandis que vous recevez les fichiers et les autorisations d’usage prévus dans la prestation. Cela ne vous empêche pas de vivre avec vos photos : cela permet simplement de définir clairement ce que chacun peut en faire.
Je ne suis pas juriste : pour une situation particulière ou un usage professionnel, il faut demander un avis adapté. Cet article donne surtout les repères que je conseille de clarifier avant de signer.
Trois réponses à trouver dans votre contrat
Quels fichiers sont livrés ?
Vérifiez si vous recevez les images finalisées, dans quelle définition et par quel moyen. La galerie, le téléchargement et les fichiers destinés à l’impression doivent être clairs.
Quels usages sont prévus ?
Vous devez savoir si vous pouvez imprimer les photos, les partager avec vos proches ou les publier sur vos réseaux sociaux. Un usage commercial est un autre sujet.
Que puis-je en faire ?
Une publication sur mon site, dans mon portfolio ou pour une communication professionnelle doit être distinguée de vos usages personnels et expliquée clairement.
Vous pouvez profiter de vos souvenirs sans devenir leur auteur
Dans la vie courante, vous pouvez télécharger vos photos, les envoyer à vos proches, les imprimer pour votre famille et les conserver. Ce sont les usages personnels que l’on attend d’une prestation de mariage.
La difficulté commence lorsque l’image sort de ce cadre : vente, publicité, publication pour une entreprise, transformation importante ou utilisation par un autre professionnel. Dans ce cas, il faut relire les autorisations prévues et demander l’accord nécessaire.
Mon conseil : si vous avez un projet précis — faire-part, exposition, publication dans la presse ou communication d’une entreprise — dites-le avant la livraison. Il est plus simple de prévoir l’usage dès le départ.
La livraison des images ne résume pas tout le travail réalisé
Une photographie ne se limite pas au déclenchement. Il y a le regard, le choix du moment, le cadrage, la sélection et la retouche. C’est cet ensemble qui donne sa valeur et sa personnalité à l’image.
Je comprends que les photos appartiennent à votre histoire et que vous ayez envie de les partager. Mon rôle est d’expliquer le cadre, pas de vous empêcher de vivre avec vos souvenirs.
Pour vos usages personnels, je veux que les images restent simples à utiliser. Si vous avez un doute sur une publication ou une demande particulière, le plus simple est de m’en parler.
Le cadre protège mon travail sans limiter vos souvenirs
Ne vous contentez pas d’une formule comme « droits cédés » si vous ne savez pas ce qu’elle recouvre. Demandez quels usages sont concernés, sur quels supports et pour quelle finalité. Les termes doivent correspondre à ce que vous voulez réellement faire des images.
De mon côté, je préfère que les mariés sachent précisément ce qui est compris. Vous pouvez profiter de votre galerie, la partager et imprimer vos photos, tout en respectant le travail de création qui se trouve derrière chaque image.
« Les photos racontent votre mariage, mais elles sont aussi le résultat d’un regard et d’un travail. Quand le cadre est clair, chacun peut en profiter sereinement. »
